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I am Helmi Maria Holzheuer At the moment I am living in Niamey - Niger but I am calling Australia home. I work as a free lance travel writer.

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Thursday, 31 January 2008
Au fil du Niger - part 3 - Parc du W

                  

 

                 …Le guide s’installe à  l’arrièr afin de déceler plus facilement la présence d’animaux

 

 

 

…savane boisée saoudienne et de forêts galerie…

                            … c’est une piste  étroite mais carrossable….

 

 

3 éme journée.  Visite au parc du « W ».

 

D’un moment à l’autre le téléphone de mon compagnon de « chambrée » devrait sonner. Il sonne. Il est six heures moins le quart. Le jour  n’est pas encore levé, mais une pâle lueur trahit déjà l’obscurité déliquescente. Nous avons bien dormi sous cette tente de bédouins. Vers une heure je suis sorti pour gouter un instant à la magie d’une nuit étoilée au milieu de la vie sauvage, je connais mal les constellations mais le ciel était magnifique !

 

Il fait agréablement frais, sur le chemin de la douche j’aperçois en direction du fleuve Moussa qui s’active à préparer le petit déjeuner, Boubakra comme à son habitude doit bichonner le moteur de la pirogue et le préparer à la remontée à contre courant, qu’ils entreprendront tous les trois avec Jean-Claude,  dés que nous serons partis pour le parc.

Installés au même endroit que pour le dîner, près du « débarcadère » nous apprécions une nouvelle fois au milieu de la nature un copieux petit déjeuner à la française. L’idée est donnée à Jean-Claude qu’il faut peut être adapter ses repas aux goûts et habitudes de ses clients étrangers et prévoir œufs et bacon en plus. L’idée est notée. A nos cotés les chauffeurs, les guides et les gardiens du camp font provisions d’énergie également, parlent fort, éclatent de rire à chaque instant, montrent leur joie de vivre tout simplement.

 

Un dernier tour à la tente pour ranger la brosse à dents, récupérer une paire de chaussettes qui voulait se faire oublier sous un lit et nous rejoignons le véhicule tout terrain qui nous conduira au travers ce « parc du W ».  Idrissa arrime solidement nos bagages à l’arrière.

 

Dans un premier temps notre jeune guide souhaite monter avec nous dans la cabine. Je l’interroge sur sa mission et lui suggère qu’il est préférable de monter debout à l’arrière, où l’arceau de sécurité lui permet une prise sûre, d’où il peut mieux surveiller, apercevoir les animaux et  d’où, d’une baguette dont l’extrémité atteindrait le pare-brise il indiquera au chauffeur  la direction à suivre, où il devra marquer l’arrêt. Il en convient. Je suis étonné de ce manque de professionnalisme et m’interroge sur ce que sera notre « guidage ». Mais bon ! J’ai confiance dans notre bonne étoile !

 

Nous prenons congés de notre trio d’accompagnateurs dont les bons soins s’arrêtent ici ou presque…et c’est parti pour la découverte de la faune et la flore de ce fameux « parc du W ». Il est vrai que ce n’est pas la meilleure période pour apercevoir la faune. Nous sommes en fin de saisons des pluies, les mares sont remplies, les animaux peuvent étancher leur soif partout et à tout moment. Au contraire un peu plus tard dans la saison, quand l’eau se fait plus rare et que la chaleur les tient au fond des couverts dans la journée, il est plus facile de trouver les heures et les points d’observation, du fait de leur ralliement aux points d’eau connus.

Le fleuve nous a déjà offert tant de choses à découvrir que nous nous contenterons même d’un lapin aperçu, l’essentiel est d’être là !!

 

Le « Parc national du W » est la plus grande réserve en Afrique sahélienne avec près de 1 100 000 hectares dont 200 000 hectares de savane boisée soudanienne et de forêts galeries le long des cours d’eau du Niger. De nombreuses espèces y vivent au rythme de l’alternance des saisons sèches et pluvieuses, elles y ont été répertoriées : 70 espèces de mammifères de l’éléphant à la hyène  en passant par les gazelles, les cobs de Buffon ou les babouins ; 315 espèces d’oiseaux, de l’Aigle pêcheur au perroquet en passant par le canard casqué, Helmi l’appareil sur les genoux espère déjà de belles photos ! 484 espèces végétales et 112 espèces de poissons et bien sûr des reptiles comme le crocodile !

 

Au petit déjeuner Jean-Claude nous a expliqué que la gestion du parc reste difficile du fait des populations riveraines en quête de pâturages pour leur troupeaux , de terres cultivables et qui n’hésitent pas, pour quelques uns,  à braconner un gibier qui de tout temps a amélioré leur ordinaire soit par la consommation immédiate soit par la revente d’espèces protégées à des personnes  peu scrupuleuses, indifférentes à la protection de la faune !

 

Il est sept heures dix, il fait jour à présent quand nous quittons le campement par la piste  régionale que nous laissons rapidement pour obliquer au sud.

C’est maintenant une piste plus étroite, mais carrossable, les abords ont été dégagés à la saison dernière par « ces feux d’aménagement » permettant d’éviter le boisement excessif de ces espaces et d’entretenir le tapis herbacé indispensable aux herbivores qu’ils soient domestiques ou sauvages. Ces fameux feux aperçus hier soir de la pirogue.

 

Les feux sont allumés traditionnellement par les pasteurs en fin de saison des pluies. Actuellement ce sont les gestionnaires du parc qui réalisent ces brulis contrôlés, qui ne font ainsi que répéter et améliorer ce que la nature faisait auparavant de manière aléatoire, ces brulis nous permettent aussi une meilleure observation des animaux.

 

Des pintades sauvages tout de gris emplumées, finement tachetées de blanc, une multitude de ces volatiles se sauvent en piétant à l’approche du véhicule pour se cacher dans les herbes, comme si elles venaient de s’évader d’un poulailler, de peur d’être reprises à l’approche de la fin d’année…, des huppes, délogées de leur perchoir, s’enfuient à tire d’ailes en poussant des trilles de mécontentement ! Des tourterelles s’envolent au dernier moment du sable de la piste, où elles se confondent !

 

A un carrefour nous nous arrêtons pour laisser descendre un jeune gardien du camp embarqué au départ et qui après un temps passé au travail va rejoindre sa famille, il nous salue bien aimablement et nous remercie individuellement dans un français impeccable, fait assez rare pour être souligné !

Quelque distance plus loin, nouvel arrêt. La voiture est garée et nous continuons à pied jusqu’à un point d’observation qui donne sur une retenue d’eau.

Là, sur un muret, nous pouvons observer, à se prélasser au premiers rayons du soleil un jeune crocodile, nous en découvrons un autre, puis un troisième sur la  berge plus loin ! Ils se fondent dans la végétation environnante, ils attendent la venue d’une proie ! Ils attendent leur petit déjeuner !

 

Nous poursuivons notre piste. Voilà un moment que nous roulons sans signe de notre guide si ce n’est, de temps en temps, pour indiquer la direction au chauffeur à la croisée de chemins, le soleil atteint maintenant la cime des arbres. Soudain le guide frappe le toit « buffles, à droite, buffles ! ». Effectivement, là dans la direction indiquée derrière les herbes et les arbres on devine de grosses masses sombres qui viennent sur nous puis obliquent au bruit du moteur. Idrissa ralentit, roule au pas, s’arrête. Les bovins peuvent être six ou sept, obliquent pour marcher d’un pas rapide parallèlement à notre propre progression tout en se rapprochant de nous. Nous les voyons maintenant bien distinctement de grosses bêtes noires, leur corps massif, leurs larges cornes recourbées, donnent une véritable impression de force, de puissance.

 

Ils accélèrent encore le pas pour trotter dans un bruit d’herbe froissée et de branches brisées. Idrissa redémarre pour les suivre, puis ralentit à nouveau car les mastodontes se rapprochent toujours de notre piste qu’ils semblent vouloir franchir et par là même de la voiture… Autant que faire ce peut il faudrait éviter la collision, car visiblement nous ne ferions pas le poids ! Même pour une belle photo ! D’un bond à la fois lourd, rapide  et puissant ils traversent pour disparaître à nouveau dans la savane, là juste devant nous ! Et cette photo je la rate en plus, faute d’un  réglage adéquat !

 

Nous nous serions contentés de la vue d’un lapin, nous sommes comblés !

 

 

 

                                            

 

…des pintades sauvages tout emplumées de gris, finement tachetées de blanc…

 

 

 

 

 

 

 

 

…sur un muret un crocodile se prélasse aux premiers rayons du soleil…

 

 

 

 

 

…un buffle impressionnant de force et de puissance, il ne craint aucun prédateur…il peut être agressif

 

 

Au passage d’un guet nous dérangeons un jeune crocodile qui s’enfuie en ondulant sous les branchages, il devait approcher subrepticement un canard à bosse au plumage marron,  qui lui déambule tranquillement en contre bas de la piste,  fouillant les eaux vives en quête de quelques cressons locaux, comme si nous n’étions pas là, sans se douter que l’on vient peut être de lui sauver la vie, l’ingrat !  Un martin-pêcheur à poitrine bleue, au long bec rouge observe impassiblement la scène perché sur une branche à mi-hauteur. Helmi mitraille et enferme tous ces beaux oiseaux dans sa boite à images nippone ! La rive opposée est raide il faut utiliser le crabot pour sortir la voiture de la caillasse !

 

Nous roulons  maintenant au travers une zone particulièrement boisée. Au loin devant nous, des singes à tête rouge traversent  en bondissant. Alors que nous arrivons à la hauteur de leur passage, un attardé se fige n’osant plus continuer sa course, assis sur son derrière, il se gratte la tête, il attend « que me veulent ces humains ?? » on peut l’observer et le photographier ! Il se retourne, des congénères arrivent sautant de branches en branches ! Je regrette de ne pas avoir un objectif photographique plus puissant.

 

Depuis le départ nous avons croisé qu’un seul véhicule celui de nos voisins de campement, les jeunes francophones. Nous avons l’agréable sentiment d’être seuls dans l’immensité du parc.

Ici un panonceau  nous invite à jeter un coup d’œil sur une magnifique vue dans les gorges de la Mékrou. Au premier plan dans les arbres, des nids de tisserins, légères boules de paille finement tressées, accrochées aux branches se balancent au dessus du vide, plus loin la vue se perd sur une vallée encaissée puis s’étale, verte, lumineuse. Comme pour me contredire sur notre solitude, un luxueux 4X4 vient se ranger aux cotés du notre, en descendent quatre hommes de blanc vêtu de pied en cape, à leur tour ils vont admirer la beauté de la nature. Nous quittons l’endroit avant eux,  nous ne les reverrons pas. Le chauffeur, les chauffeurs sont toujours une bonne source d’information, nous apprend que ce sont des Mauritaniens.

 

Nous nous dirigeons toujours vers le sud en effectuant des crochets au gré de pistes secondaires pour gagner un site à admirer, un point d’observation. L’époque ne nous permet pas d’espérer même  rencontrer d’éléphants, ils sont plus loin au Bénin, ils reviendront vers le Niger au début du mois de janvier pour se vautrer dans les eaux du fleuve et s’y désaltérer. L’heure ne nous permet pas non plus d’espérer une rencontre avec un lion, ils sont pourtant présents dans le parc nous assure le guide, il nous précise qu’il est parfois possible de les entendre rugir la nuit à partir du campement où nous avons passé la nuit.

 

Nous nous contentons de l’image fuyante de quelques gazelles dérangées dans leur déjeuner, de quelques antilopes comme cette hippotrague à tête noire aperçue fugitivement ou de quelques gros cobs de Buffon mâles délogés de leur sieste, qui s’éloignent un instant d’un

pas de sénateur, s’arrêtent, se retournent en ruminant quelques grossièretés à notre égard sans doute !

Cette nature  tranquille, dépaysant, de forêt sèche et de savane, traversée par des rivières est à elle seul un ravissement suffisant à nos souhaits de découverte !

 

Il est midi quand nous atteignons l’extrémité sud du parc, le fleuve Mékrou en marque la limite ainsi que la frontière avec le Bénin. Là sous la frondaison et la fraicheur des arbres, au bord du fleuve, un endroit a été aménagé avec table et bancs pour pique-niquer. Nous allons en profiter pour déjeuner.

 

Même absents, les « organisateurs » de notre périple continuent à nous prodiguer leurs bons soins à travers cet ultime déjeuner. Rien ne manque dans le carton préparé par

 

 

 

« …se fige…assis sur son derrière se gratte la tête… »

       Photo n°

 

 

 

 

 

« …mais que me veulent ces humains ??.. ».

Photo empruntée au net

 

 

 

 

 

« …nous venons de lui sauver la vie peut être, il nous ignore, l’ingrat !… »

 

 

 

 

 

 

« …une femelle cob de Buffon dérangée dans ses rêveries féminines… »

                                                          

 

 

 

 

 

Moussa embarqué au moment du départ, la nappe, les couverts, les serviettes tout est là, nous profiterons même encore dans cet endroit des dernières bouteilles de bière rafraichies et l’essentiel bien sûr,  viande de mouton froide accompagnée d’une salade composée,  en dessert tranches d’ananas et bananes et en quantité suffisante pour en faire profiter tous les membres de l’équipée.

Nous apprécions ce moment de réconfort, de détente, de calme dans cette niche de verdure qu’aucun insecte ne vient dissiper. Chacun d’entre nous parle doucement comme pour mieux profiter du bruit de l’eau et du chant incessant des oiseaux dans les arbres. On se remémore,  pour mieux les inscrire dans notre mémoire, les moments forts de la matinée. Des moments comme ceux là, pour qui sait les apprécier à leur juste valeur, en tirer « la substantifique moelle », sans se laisser perturber par les inévitables minimes désagréments des déplacements en Afrique, ressemblent à une efficace pharmacopée contre les maux de l’esprit et du corps même, contre les pires maladies !

 

Malheureusement le temps nous est compté, il faut écourter notre thérapie, il faut retourner en ville, il faut rentrer à Niamey avant la nuit, question de sécurité en Afrique, ne jamais rouler de nuit ! Une roue dégonflée à changer nous offre le plaisir de profiter encore un peu de l’endroit et d’échanger avec nos jeunes francophones arrivés là aussi. Nous apprenons qu’ils sont suisses et que la jeune femme a travaillé à la conservation du parc et de son environnement.

Elle nous confirme que la population des environs est constituée d’une mosaïque d’ethnies aux traditions culturelles et religieuses diverses, il y a là : des Baribas, des Peuls, des Gandos, des Dendis, des Haussas, des Mokollés et des Gourmantchés.

Ces ethnies diverses vivent en lien très étroit avec le milieu naturel dont ils tirent traditionnellement toutes les ressources nécessaires à leur subsistance par le biais de l’agriculture, de l’élevage, de la chasse et de la pêche, mais aussi de la cueillette, la flore locale constituant un réservoir important d’aliments et de médicaments.

Une tradition partagée soude fortement cette société agro-pastorale : le même respect de la  nature qui leur apporte chaque année les fruits de leurs récoltes et de la brousse.

 

Maintenant il faut partir, d’autant plus que nous devrons nous arrêter au village de la Tapoa à la sortie du parc afin de faire réparer la roue, autre précaution indispensable sur les pistes africaines. Malgré l’intérêt de la discussion, nous prenons congés de nos visiteurs helvètes, qui comprennent sans aucun doute nos impératifs d’horaires.

 

Sur le retour une compagnie de  babouins nous offre ses jeux dans les branches de grands arbres. Nous descendons pour nous approcher et les photographier. Un grand mâle en charge visiblement  de la sécurité du groupe ou plus curieux que les autres en fait autant de nous. Helmi l’œil bloqué derrière son viseur semble l’ignorer, le grand singe s’approche puis fait demi tour,  comme s’il avait compris que nous ne représentions pas véritablement un danger,  nous présentant sans gêne, son derrière dépoilé, rouge et lisse.

Plus loin quelques charognards tournoient autour d’une carcasse, dont il ne restera bientôt plus que quelques os blanchis au soleil, qui a leur tour se désagrégerons retournant à la poussière, c’est aussi cela l’équilibre de la nature,  à la fois fragile et dur !

 

Plus loin c’est toute une harde de cobs de Buffon que nous dérangeons dans leur sieste méridienne, après la séance photos nous les laissons à leur repos pour gagner la sortie du parc.

 

 

 

 

 

« …Il est midi quand nous atteignons l’extrémité sud du parc, le fleuve Mékrou en marque la limite ainsi que la frontière avec le Bénin… »

 

 

 

Photo n°

 

 

 

 

« …Là sous la frondaison et la fraicheur des arbres, au bord du fleuve, un endroit a été aménagé avec table et bancs pour pique-niquer. Nous allons en profiter pour déjeuner… »

 

 

 

 

Photo N°

 

 

 

« …Même absents, les  organisateurs  de notre périple continuent à nous prodiguer leurs bons soins à travers cet ultime déjeuner. Rien ne manque dans le carton préparé par Moussa… »

 

Photo n°

 

 

 

 

« …une roue dégonflée à changer nous offre le plaisir de profiter encore un peu de l’endroit…de prolonger la thérapie… »

 

 

 

 

 

 

Photo n°

 

Après quelques formalités et quelques règlements, nous quittons notre guide sans bien sûr lui avoir redonné une pièce supplémentaire pour l’encourager à améliorer ses connaissances et sa pédagogie avec les visiteurs….

 

Nous laissons la roue à l’atelier de « vulcanisation ». Le maître des lieux est absent, mais l’apprenti promet de faire le travail « aussi bien que le patron ». Pendant ce temps nous partons visiter le « musée » mais les deux « morceaux » d’éléphant momifiés encadrant l’entrée, rongés par les vers et les termites  ne sont pas de bons augures. La courte visite ne dément pas la première impression ! En dehors de quelques photographies d’animaux, décolorées par le temps, la chaleur et la lumière et d’oiseaux empaillés qui ressemblent plus à des épouvantails miteux, il n’y a rien à voir, rien à apprendre. C’est bien dommage il y aurait pourtant de quoi nourrir la curiosité des visiteurs tant sur la faune, la flore que l’intérêt préhistorique du lieu.

 

Ce parc du W a été érigé sur ce qui était un haut lieu de la préhistoire africaine et donc de l’origine de l’histoire de l’homme, le berceau de l’Humanité. La région et les abords de la rivière Mékrou en particulier recèlent de très nombreux sites archéologiques, dont les plus anciens, caractérisés par des outillages de pierre taillée, datent du paléolithique inférieur         (-200.000 ans)

Certaines traces d’activité humaines fréquentes dans le parc sont constituées par les innombrables vestiges de foyers métallurgiques (ancêtres des hauts fourneaux) qui témoignent d’une antique tradition de production du fer à partir du minerai contenu dans la latérite. De cette activité très ancienne ne subsistent désormais que des amoncellements de scories métalliques qui défient le temps et les éléments et qui font du « W » l’un des hauts lieux de la préhistoire de l’âge de fer.

 

J’ai du lire cela dans un manuel sur le Niger, notre jeune guide n’a pas été en mesure de nous faire découvrir cet aspect du parc et ce musée n’en parle pas,  ni ne met sa riche  faune en valeur. Le ministre du tourisme a encore pas mal de boulot !

 

La roue est réparée ! Nous reprenons la route ou plutôt la piste car c’est encore plus  de 100kms de sable et de latérite qu’il faut parcourir avant d’atteindre le goudron, un peu avant « Say ». Tout au long de ce tronçon nous rencontrons encore de nombreux grands troupeaux de bœufs conduits par des Peulhs, nous apprécions  encore quelques beaux paysages comme cette vallée du fleuve Diamongou  que nous franchissons tout éclairé d’une lumière orangée du soleil déclinant à l’horizon.

 

Il fait nuit quand nous entrons dans Niamey, mais dans nos têtes les souvenirs de ce périple sont encore tout illuminés !

 

 

 

Novembre 2007

 

Dominique Delagneau

 

posted by: Lewana at 07:47 | link | comments (2) |
africa, niamey, niger, niger excursion, excursion sur le fleuve niger, au fil du niger, au fil du niger - part two, parc du w

Thursday, 13 December 2007
Au Fil du Niger - Part Two

   

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« …nous déchargeons le matériel… 

            …c’est une clairière herbeuse, bordée d’acacias et de caïcedras… »

Photo n° 19 
 
 
 
 

   
 
 
 
« …trois énormes baobabs découpent leur silhouette dans le ciel… »
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                                                                       Photo n° 20 
 
 
 
 

   
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« …avant de disparaître dans la nuit, en silence, comme il est venu… »

Photo n° 21 
 
 
 
 
 

    2 éme journée. 

    Il peut être 6h ou 6h30, je n’ai pas regardé ma montre, j’ai senti que c’était le moment, je voulais voir le soleil se lever sur le fleuve, je pensais être le premier à mettre le nez « dehors », Moussa et Boubacar m’ont devancé. L’un s’affaire déjà discrètement à la préparation du petit déjeuner, l’autre s’occupe du moteur. 

    Tout est calme, il fait encore sombre, mais un halo de lumière diffuse, là bas de l’autre coté du fleuve, derrière les collines, où s’abrite le village de  Kirtachi, force imperceptiblement les ombres à reculer, redonne aux choses, leur forme, pas encore leur couleur… 

    Je profite du spectacle. Nous avons tous des souvenirs d’instants pareils, celui-ci me restera aussi. Il est propice aux pensées ! 

    Maintenant, il fait jour sur notre campement, mes compagnons de voyage sont sortis de leur tente, les matelas s’empilent, les draps, les couvertures retrouvent leur sac protecteur, la douche verse encore son eau…une brosse à dents, un rasoir, électriques importent jusque dans ce coin de brousse africaine, la résonnance de leur fine technologie au service de l’hygiène … 

    Le petit déjeuner est servi dans les mêmes conditions que les repas précédents. Dans ce décor, éclairé d’une lumière neuve, dans les senteurs exacerbées du petit matin, chacun selon son goût apprécie café ou thé. Le boulanger n’est pas passé, pourtant les croissants sont là, le pain est frais. Moussa veille à satisfaire, au mieux, nos papilles, nos estomacs. 

    Un vieil homme, son long bâton appuyé sur les reins par ses deux bras en crochet, comme s’il avait été condamné à se tenir droit, mène ses deux vaches,  passe au travers les restes du campement, nous salue d’un signe de la tête, sans se soucier d’avantage de ces envahisseurs d’une nuit.  

    Maintenant tout le matériel est remonté à bord, il ne manque plus que nous…Jean-Claude use de diplomatie, pour nous rappeler que la journée n’est pas finie, que nous avons d’autres choses à voir, d’autres gens à rencontrer, qu’il faut y aller. Nous quittons à regret l’endroit, mais bientôt, comme pour nous consoler, la voie fluviale, nous entraîne toujours plus au sud,  nous offre à nouveau toutes ses beautés. 

    A présent, les rives se présentent  plus escarpées, le fleuve semble s’être donné un peu plus de mal à creuser son lit dans le grès, des rochers affleurent par ci, par là, effilochant le courant. Moussa doit être vigilent, Boubacar attentif…parfois les eaux se font plus remuantes, pour la première fois depuis notre départ, le clapotis se fait bruyant sous l’étrave de la pirogue.

    Là, le fleuve reprend ses aises, s’étale à nouveau, les eaux épanchées sont par endroit recouvertes d’un immense tapis d’herbes et de plantes aquatiques, les zones épargnées par cette végétation exubérante, reluisent au soleil, on dirait de grandes clairières tapissées de plaques d’argent. Mais vite la berge reprend de la hauteur. 

     Au fur et à mesure de notre descente, les embarcations venues du Bénin, remontant vers le haut Niger familles et marchandises, se font plus rares, quelques unes sont pourtant amarrées le long de la berge, l’instant de quelques ventes, de quelques échanges avec des groupes installés là pour la saison, le temps du débarquement de ceux qui sont arrivés. 

   
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Photo n° 22

 
 
« …mes compagnons sont sortis de leur tente, les matelas s’empilent … »
 
 
 
   
 
 
« …importent jusque dans ce coin de brousse africaine, la résonnance de leur fine technologie au service de l’hygiène… »
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Photo n° 23

 
 
 
   
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Photo n° 24

 
 
« …un vieil homme mène ses vaches, sans se soucier d’avantage de ces envahisseurs d’une nuit… »
 
 
 
   
 
 
« …à regret, nous quittons l’endroit … »
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Photo n° 25

    Immanquablement Boubacar est salué, sans perdre le fil de l’eau du regard, sans lâcher le gouvernail,  il salue de son bras libre, réponds, échange quelques mots, donne des nouvelles, en reçois.

    Aussi loin que nous puissions voir, nous apercevons des villages nichés dans des bouquets d’arbres et des troupeaux disséminés, parfois l’instant de notre passage, nous côtoyons de grands troupeaux de bœufs noirs à longues cornes que leurs propriétaires Peuls sont venus abreuver.

    Jean-Claude nous explique : « les peuls sont aussi des nomades qui se déplacent avec leurs animaux, ils les fonts paître sur une largeur de cinquante kilomètres le long du fleuve. A la saison des pluies, surs de trouver de l’eau, ils peuvent aller plus loin encore, mais au fur et à mesure que la saison sèche avance, ils se rapprochent du fleuve. ». 

    C’est justement une communauté de Peuls bororos semi-sédentaires que « le capitaine » nous invite à aller rendre visite alors que la matinée est déjà bien entamée, non loin du village de Gosso.

    Le nez de la barque se fiche dans les herbes, il faut grimper sur le plateau. Bien sûr nous sommes accueillis par des gamins, mais ce ne sont pas les mêmes qu’hier, loin s’en faut !

    Il s’agit essentiellement de jeunes bergers. Ils sont habillés traditionnellement de leurs longs vêtements, humbles, poussiéreux peut être, mais « propres ». De plus ils ont visiblement le souci de se protéger du soleil par des chapeaux de paille presque élégants.  Si les gamins sont filiformes, c’est là leur nature, ils ne sont pas maigres et leurs visages réjouis n’inspirent aucune inquiétude sur leur santé. Ici, c’est « un bic » « un cahier » qui est réclamé, mais sans agressivité, sans insistance.

    

    Un troupeau d’ânes, passent en galopant sur la piste, je n’en ai jamais vu autant d’un coup, une cinquantaine peut être, ce sont de belles bêtes au pelage gris-beige avec une coulure marron sur les épaules, exactement comme si on leur avait cassé un œuf de peinture chocolat sur le haut de l’échine et que son contenu se soit déversé de façon absolument symétrique. Ils  ne font pas pitié non plus, pas comme ceux, maltraités de Niamey, mais peut être bien que c’est la leur prochain devenir…Jean-Claude confirme, « les gens qui ont un peu d’argent investissent dans l’élevage de l’âne, un ânon se vend 50, voir 65 000 frs cfa (environ 75, 100 de nos €uros), un âne en pleine force de l’âge peut se vendre 150 000 frs cfa (230€). Les bêtes sont vendues pour le trait des  petites marchandises, légumes, bois, fourrage, paille destinées aux marchés de Niamey. Les animaux peuvent parcourir jusqu’à 100 kms dans la journée sous le soleil écrasant, beaucoup meurent de soif, de faim et d’épuisement, sans parler des coups…. Chaque entrée de la capitale possède son cimetière d’ânes…» 

    Un vieil homme vient à notre rencontre, nous salue par une chaleureuse poignée de main à chacun, échange avec Jean-Claude il parle un peu le français, il nous conduit vers les premières cases. Là aussi c’est un autre spectacle. 

    Il s’agit de cases traditionnelles, rondes faites de paille disposées en cercle, comme pour mieux assurée la communauté, avec parfois un enclos sur le devant pour maintenir, autant que faire se peut, les chèvres et moutons à distance de l’espace « réservé » aux humains.

    Dans ces courettes, en cette fin de matinée, des femmes s’activent autour de grosses marmites installées sur un feu de bois, d’autres pilent le mil dans ce geste ancestral, image africaine par excellence ! Elles nous sourient gentiment, échangent entre elles, rient de plus belle, sans arrêter leurs gestes, peut être juste l’instant d’une photo, sans rien réclamer pour cela. Elles sont vêtues de boubous aux couleurs vives, certaines portent des boucles d’oreille en or, de fines scarifications soulignent les traits de leurs visages.

   
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Photo n° 26

 
 
« …leur visage réjouis n’inspire aucune inquiétude quant à leur état de santé… »
 
 
   
 
 
« …les greniers à mil que la présente saison n’aura pas remplis… »
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Photo n° 27

 
 
   
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Photo n° 28

 
 
« …des femmes aux boubous colorés… »
 
 
   
 
 
« …des scarifications tribales soulignent les traits de leur visage… »
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Photo n° 29

    Je risque un coup d’œil à l’intérieur d’une de ces cases. Une gamine est occupée à balayer le sol de terre battue. Il y a un grand lit à l’encadrement de rondins, un matelas, des couvertures et une moustiquaire, les objets semblent avoir leur place. Je ne remarque toutefois, comme ailleurs, ni jouet, ni livre.

    A coté des cases, des greniers à mil, de même construction, sont perchés sur leurs pieds de bois pour protéger la récolte des « prédateurs » de toute sorte. Je monte à l’échelle, le grenier est rempli à moitié de mil, le reste de l’espace est occupé d’outils agraires, de calebasses, d’objets d’osier tressé ou même de bassines en matière plastique. Notre accompagnateur nous explique : « cette année faute de pluie, la récolte n’a pas été bonne et les greniers ne sont qu’a moitié plein, l’année dernière à même époque il avait fallu construire d’autres greniers ». Un d’entre nous ose une question « cela suffira-t-il jusqu’à la prochaine récolte ? ». Il regarde par terre sans répondre aussitôt, de son bâton trace une croix dans la poussière, comme pour se donner un temps de réflexion, lève les yeux  et prononce quelques chose dans sa langue que je traduis personnellement par « on verra ! »

    L’espace de la communauté est délimité par une barrière d’épineux que nous franchissons par un petit passage pour se diriger vers un autre groupe d’habitations. En chemin nous croisons assise par terre, à l’ombre d’un manguier, une femme au regard vide, elle peut avoir trente, quarante ans, ses gestes sont désordonnés, elle se retourne sur nous, nous fixe une seconde et nous ignore à nouveau. Comme dirait nos amis allemands, « elle ne semble pas avoir toutes les tasses dans le placard ! ». Notre guide nous explique qu’il s’agit d’une femme découverte il y a quelques semaines par les vachers, déambulant nue, au milieu de la brousse, incapable de dire qui elle était, d’où elle venait. Ils l’ont conduit jusqu’ici, la communauté l’a prise en charge.

    A travers les restes d’un champ de mil, nous atteignons la mosquée, case rectangulaire de pisé, aux angles surmontés d’une boursouflure de terre battue, à l’entrée les tablettes de bois avec les saintes écritures et devant, contigu un espace ombragé destiné aux  palabres, c’est là que nous nous asseyons un instant pour parler avec le chef du village.

    Au même moment, arrive le boucher sur une vielle bicyclette hollandaise, il parcourt la brousse à la recherche de bêtes à acheter ou même à tuer sur place, à découper, en « se payant sur la bête » pour vendre la viande ailleurs, aux grandes pirogues de passage peut être. 

    Arrive aussi un jeune homme habillé malgré la chaleur d’une « doudoune » qui a du être blanche, un jour, sur quelques pistes alpines, il veut aussi nous montrer  ses cases et aussi ses femmes. A quelques pas, nous est offert le même spectacle au milieu d’une cour fermée d’une barrière de végétaux des « ménagères » sont occupées à la cuisine, à la vaisselle, au lavage du linge. Il nous explique que ces trois femmes sont les siennes. Une a déjà un jeune enfant assis entre ses pieds, les deux autres sont enceintes…l’intéressé semble fier de lui. Il veut nous faire un cadeau pour nous remercier de la visite  et entreprend une folle course derrière un poulet qui se sauve effrayé, il finit par l’attraper au milieu de la paille d’un champ.

    Il cherche du regard de quoi lier les pattes du volatile…je lui tends le morceau de ficelle que j’ai dans la poche… 

    Il nous faut partir, conformément à l’apprentissage par Jean-Claude aux  règles de bonne conduite locales,  je remets au chef des noix de cola acheté à Niamey avant le départ, il est tout heureux de ce présent et nous remercie. 

    Nous reprenons le large.

    Les heures de l’apéro, du déjeuner, sont consacrées au même rituel que depuis notre départ, avec autant de raffinement, et nous nous y soumettons avec les mêmes plaisirs. 

   
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Photo n° 30

    La chèvre profite d’un moment de distraction des femmes, pour piocher dans la gamelle ! 
 

   
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« …les saintes écritures… » 
 
 
 
 

Photo n° 31

 
 
   
 
 
« …le boucher passe sur sa bicyclette… » 
 
 
 
 

Photo n° 32

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    Au fil du courant Jean-Claude nous raconte cette page, peu glorieuse, de notre conquête coloniale. En 1899, deux officiers français, à la tête d’une colonne d’exploration, se livrèrent dans cette même région, aux pires atrocités,  sur les populations locales. Actions qui entachèrent singulièrement le crédo civilisateur de l’époque.

    Il est 15 heures quand nous atteignons l’embarcadère du campement de la Tapoa, au pied du parc animalier du « W », juste avant les courbures du  fleuve.

    Trois pirogues aux couleurs d’offices de tourisme de Niamey sont déjà accostées. Deux garçons montent  à bord de la notre, pour pousser les autres embarcations et nous permettre d’avancer plus loin dans les herbes, nous pouvons maintenant débarquer à pied sec. 

    Le matériel est déchargé. Un responsable des lieux nous fait visiter. C’est un campement constitué d’une vingtaine de grandes tentes blanches, carrées, disposées en cercle, sur un terrain arboré  de 100 m de diamètre environ. Au milieu, un abri couvert, ombragé, offre ses tables et ses bancs. A l’écart un coin cuisine, à l’opposé, les sanitaires, simples, pratiques et propres. Chaque tente est équipée de quatre lits de camp avec matelas, draps, couvertures et moustiquaires. Un jeune couple de francophones en occupe visiblement déjà une, Helmi prendra la suivante,  Hauke et moi la prochaine.  

    Nous embarquons à nouveau pour les méandres du fleuve qui forment à cet endroit en venant du nord comme un « W » et donne son nom au parc situé sur trois pays, le Niger, le Bénin et le Burkina Faso, vaste étendue de savane de plus d’un million d’héctares. Moussa restera là pour préparer le diner. 

    Le courant est rapide, les eaux remuantes, la pirogue file bon train. Soudain, là devant, à notre droite, un grand espace d’eau tourbillonnante, c’est la rivière Tapoa qui vient grossir les eaux du Niger. A sa rencontre,  notre pirogue est tout à coup chahutée, un coup d’œil à Boubacar, il semble d’ébène, le regard fixé sur la rivière, les vives eaux du courant descendant heurtent notre embarcation, qui sous le coup des vagues  latérales se cabre pour les surmonter, les embruns éclaboussent les matelas !

    Je crus un instant que la déesse des eaux s’était fâchée contre nous pour quelques obscures raisons et qu’elle donnait là des coups dans le fond de la pirogue, mais maintenant que le laptot a réussi à contourner la  force vive du courant, tout rentre dans l’ordre et nous pénétrons  le premier méandre de ce « W ».  Le paysage est sublime, nous voguons au gré d’un rapide courant, sur ce fleuve encaissé entre des rochers de grés jaunes surmontés par des bouquets de rôniers élancés aux touffes hirsutes et frisées comme des tignasses de folles. Là une petite crique rocheuse surplombée par quelques baobabs gigantesques. 

    « C’est maintenant ! » me crie Jean-Claude, effectivement les eaux sont, à cet endroit particulièrement encaissé, surplombé d’un immense rocher,  à nouveau tourbillonnantes, nous sommes arrivés à la passe de Gambou.

    Tout en évitant l’œil du tourbillon, le laptot s’en approche suffisamment pour que je puisse remettre l’offrande. Au péril